L’histoire du Champagne

Mais au fait, le Champagne est-il vraiment un vin de garde ? Les grandes maisons promeuvent l'idée qu'il faut boire le Champagne jeune, sur la bulle, en mettant en valeur son côté festif inimitable. Mais caricaturer le Champagne en simple vin de dessert est une erreur impardonnable. Car le temps lui procure des qualités gustatives insoupçonnées qui se révèleront à l'apéritif ou sur tout un repas, alliant à la symbolique festive la grandeur d'un des plus grands vins du monde.
La vigne fut cultivée en Champagne dès le début de l'ère chrétienne et, au moyen age, les vins champenois étaient déjà fort renommés.
La Champagne viticole s'étend essentiellement sur trois département : la Marne, l'Aube, l'Aisne et quelques hectares de Seine-et-Marne.
Il est communément admis qu'il n'existe que trois cépages en Champagne : le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier. Le premier, donne en Champagne des vins appréciés pour leur finesse et leur facilité à prendre la mousse, on parle alors de Blanc de Blanc. Le pinot noir en Bourgogne produit les grands vins rouges. Vinifiés en blanc en Champagne, on parle alors de Blanc de Noirs. Enfin le pinot meunier est le second cépage noir champenois.
Seuls les vins issus des raisins de la région ont le droit à l'appellation Champagne. Les vendanges sont faites à maturité, sans attendre la sur maturation. Chaque maison possède sa propre recette, unique et garante de la typicité de ses vins. Après quinze mois d'élevage, ils donnent naissance à des Champagne non millésimés, dont les plus courants sont simplement appelés Brut sans Année. Seuls les grands millésimes peuvent donnés des Champagnes millésimés. Certaines maisons produisent des cuvées millésimées reconnues pour leur formidable aptitude à la garde.
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